art contemporain

  • Le timbre-poste par Friedensreich Hundertwasser

    Cher visiteur, je vous livre ici un texte que j'ai découvert récemment au musée en Herbe, sympathique petit musée parisien à destination des enfants, mais pas seulement. L'exposition actuelle concerne l'architecte-artiste-écologiste Friedensreich Hundertwasser. Un nom imprononçable mais une œuvre magistrale de couleurs et de générosité.

    L'artiste a dessiné beaucoup de timbres et en particulier, en 1983, plusieurs séries pour les Nations unies. Les photos que je présente ici sont de moi. Elles ne sont pas de très bonne qualité mais donnent une idée de ces œuvres miniatures de Hundertwasser.

    Le texte est un peu long mais offre un point de vue intéressant sur la notion d'art pour tous et sur la relation épistolaire. Et qui dit lettre dit orthographe, d'où mon envie de vous présenter ce texte. Bonne lecture ! 

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    « Le timbre représente un point important.

    Bien que sa taille soit très petite, il porte un message crucial.

    Les timbres représentent le niveau culturel d’un pays.

    Ce petit morceau de papier lie le cœur de l'expéditeur à celui du destinataire, réduisant la distance.

    C’est un pont qui relie les gens et les pays.

    Le timbre passe toutes les frontières.

    Il atteint les hommes en prison, dans les asiles et les hôpitaux.

     

    Les petits timbres-poste deviennent de grandes œuvres d’art

    Accessibles à tous,

    Jeunes et vieux, riches et pauvres, malades et bien-portants,

    Lettrés ou illettrés, hommes libres ou en prison.

    Les timbres doivent redevenir précieux,

    Comme de petits morceaux de paradis

    Fabriqués comme de la beauté concentrée cristallisée

    Avec des techniques très fines.

     

    Les timbres devraient être les ambassadeurs de l’art et de la vie,

    Et non de simples reçus sans âme indiquant que l’affranchissement a été payé.

    Un timbre doit suivre son destin.

    Les timbres doivent revenir à leur but, c'est-à-dire servir pour le courrier.

     

    Un vrai timbre doit sentir la langue de l’expéditeur, mouiller la colle et être collé sur l'enveloppe.

    Un timbre doit connaître l’obscurité à l’intérieur d’une boîte aux lettres.

    Un timbre doit subir le tampon en caoutchouc du bureau de poste.

    Un timbre doit voyager en compagnie d’autres lettres,

    Dans des sacs de poste, par bateau, par avion ou par camion.

    Un timbre doit sentir la main du facteur distribuant la lettre au destinataire.

     

    Un timbre qui n’a pas été posté n’est pas un timbre, il n’a jamais vécu, il est faux.

    C’est comme un poisson qui n’a jamais nagé, comme un oiseau qui n'a jamais volé,

    Un timbre doit avoir vécu sa vie de timbre.

    Ce n’est qu’après ce moment-là, quand tout est terminé,

    Que le timbre peut commencer une nouvelle vie en tant qu'objet de collection.

    Alors il peut être aimé et apprécié pour sa beauté sa splendeur, sa délicatesse,

    Et par-dessus tout, en tant que souvenir et témoin et messager.

    Chaque homme reçoit gratuitement cette splendide œuvre d’art,

    Comme un cadeau venant de très loin.

     

    Les timbres devraient être une œuvre d’art témoignant de la culture,

    De la beauté et de la créativité humaine.

    Ce petit morceau d’art arrive souvent jusqu’à un être humain seul,

    Qui a hâte de recevoir ce message.

    Une lettre contient donc deux messages :

    L’un est écrit et personnel,

    L’autre est un message provenant d’un royaume fantastique,

    Le royaume de la créativité humaine,

    Qui représente les pays et les nations et le fait que les rêves deviennent bien réalité.

    Une paix juste sur Terre s’ensuivra si l’effort

    Enthousiaste de l’homme rejoint le besoin inné qu'a la nature de créer la beauté.

     

    C’est pourquoi je salue cette tentative des

    Nations Unies d’émettre des timbres uniques, de grande qualité,

    Car qui d’autre que les Nations Unies,

    Qui représentent l’espoir des gens de ce monde

    Où les besoins de tous se rencontrent,

    Devrait et doit donner l’exemple au monde

    D’une vie meilleure sur Terre dans la beauté,

    En harmonie avec la créativité de la nature et de l’homme ? »

                                                                Friedensreich Hundertwasser

  • Ortho-anecdotes new-yorkaises

    Le week-end dernier, j’étais à New York, et je n’ai pas vu de grosse pomme ! J’espérais bien pourtant me mettre quelque chose sous la dent après Venise (voir ici). C’est vrai, quoi, on va passer quelques jours de vacances sur un lieu connu pour être surnommé The Big Apple, et, pas un hommage, pas un monument consacré au fruit invoqué… à part la pomme d’Apple !!! 

    Au deli1 du coin, me direz-vous ? Il y avait bien des pommes ? Eh bien, oui, sans doute, mais je n’étais pas là pour faire du shopping de supermarché… quoique, je n’ai quand même pas pu résister à l’achat d’un bocal de peanut butter2 (chacun ses vices !).

    Pas de pommes pour moi à NYC, disais-je donc, mais certes des pommes de terre, dans tous les restaurants ! Frites ou en chips, cela va sans dire ; préparées maison, un petit plus appréciable sur certaines cartes. 

    Bon, bon, revenons à nos ortho-moutons. Qu’ai-je donc trouvé d’intéressant à ortho-bloguer ? 

    Ah oui ! Tout d’abord, j’ai découvert, dans la boutique UNIQLO de Broadway, qu’il existait une marque de vêtements, créée en 2008 par le japonais Yasutaka Tomita (je vous jure que je ne fais pas exprès), qui s’appelle Dictionary. Quel rapport entre mode et orthographe, me direz-vous ! Aucune idée ! Promis, quand je rencontrerai M. Tomita, un jour peut-être, je le lui demanderai ! 

    Deuxième chose plus étonnante encore, un tableau d’un certain Joseph Kosuth (américain et vivant) exposé au MoMA3 et représentant l’agrandissement photographique d’un article de dictionnaire donnant la définition du mot… définition. Évidemment, cela me laisse perplexe. Il y a sans aucun doute une symbolique profonde à ce genre d’œuvre.

    Je me renseigne. Le fait que M. Kosuth ait été nommé en 1973 Chevalier des Arts et Lettres par le gouvernement français constitue sans doute un indice. Le fait qu’il ait dit un jour : « La seule exigence de l'art s'adresse à l'art. L'art est la définition de l'art. » finit tout de même de m’embrouiller.

    Je persévère. En fait, M. Kosuth ne s’est pas contenté de la définition de définition ; il a aussi photographié-zoomé art et… chaise. Il s’agit d’art conceptuel, autrement dit : « ce qui permet à l’art d’être art », un mouvement qui bannit l’esthétique et toute « visée métaphysique » pour « limiter le travail de l’artiste à la production de définitions de l’art… ».4

    Ma conclusion : un dictionnaire donne des définitions de mots, une photo de définition de mot donne une définition de l’art… Comprenne qui pourra ! 

    Enfin, voici une troisième et dernière petite anecdote à vous raconter, plus légère et qui m’a fait sourire dans le subway new-yorkais, moi qui ne suis pas une habituée du langage sms. Le cadre : une affiche publicitaire, dans le métro donc, sur laquelle le buste d’une femme style Roy Lichtenstein (encore un artiste contemporain, je ne fais pas exprès non plus !) est représentée au comble de la surprise. Je regarde de plus près, car ça me fait penser à la pub que j’ai vue récemment à Paris pour « un Perrier avec des fines bulles », dans le genre pop art également (et avec un des qui me semble inapproprié, mais bon, c’est encore autre histoire).

    De la bouche en Oh ! de la blonde pointillée sort une bulle qui exprime son étonnement devant les avantages d’une société de rachat d’or et d’argent. Et la bulle commence ainsi (je ne me rappelle plus du texte exact, mais en fait on s’en moque un peu, n’est-ce pas ?) : « OMG ! Blablabla, blablabla… ».

    MAIS, et j’en arrive à ce qui m’a fait sourire, c’est que, toute nullissime que je suis en langage sms, ce OMG me saute aux yeux comme étant de toute évidence le fameux et policé Oh My God !5 Ce que je trouve drôle, c’est qu’une telle expression soit, d’une part, abrégée et, d’autre part, utilisée ainsi sur une affiche.

    Ça ne fait sourire que moi ? Oui, c'est parce que vous n’avez pas vu l’affiche en question et, j’en suis désolée, je n’ai pas pensé à la zoomer-photographier.

    À bientôt pour un prochain billet dans lequel je vous parlerai de France Léa… Changement de décor... 

    Les deli sont les delicatessen, c'est-à-dire les épiceries ou petits supermarchés.

    2 Le beurre de cacahouète, bien sûr !

    3 Museum of Modern Art.

    4 J'ai puisé mes infos sur le site du Centre Pompidou : http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-ArtConcept/ENS-ArtConcept.htm.

    5 Oh ! Mon Dieu !

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  • Une histoire d'sssss ?

    La semaine dernière, j'étais à Venise, et j'ai vu un ours...

    J'ai vu un ours qu'on écrit Urs. Un Urs qui est en voie de disparition mais qui n'est pas un animal. Un Urs qui est un homme non fait de chair et d'os, mais de cire. Bref, un autoportrait grandeur nature de l'artiste contemporain Urs Fischer, en cire, telle une bougie géante... allumée. Une œuvre rongée par la flamme, dégoulinante de cire, en voie de disparition, donc.

    C'était au Palais Grassi, et c'était une rétrospective consacrée aux travaux de l'artiste suisse depuis les années 90 à aujourd'hui.

    « Ça y est, elle délire... Tout ça n'a rien à voir avec l'orthographe !

    - Mais si, mais si. Attendez ! »

    Un petit trajet en Vaporetto, arrêt San Samuele, pas grand monde. Une grande affiche très blanche, avec un bandeau ondulant turquoise en partie haute et, semblant en relief, une main blanche sortant du mur blanc et tenant en lévitation un œuf tout aussi blanc. Et quelques inscriptions enfin, le lieu, Palazzo Grassi, François Pinault Foundation, l'artiste, Urs Fischer, le titre de l'exposition, Madame Fisscher, et les dates. Tiens, l'expo vient juste d'ouvrir ses portes pour trois mois.

    Entrons. Atelier d'artiste chaotique, lave-linge en bois peint en blanc (encore du blanc !), paquet de cigarettes errant dans les airs, main sortant du mur avec son œuf en lévitation, femme nue (une vraie), allongée sur un canapé, devant une forêt de statuettes de bronze sur piédestaux, et saluant les visiteurs déconcertés... Bon, encore de l'art qui me dépasse ! 

    Nous sommes contents néanmoins d'avoir vu tout cela, et aussi le Balloon Dog magenta de Jeff Koons, superbe (même si la symbolique m'échappe à première vue tout autant que pour le reste), la collection François Pinault et la grandiose et sublime (attention, je suis fan !) fresque géante de Murakami (pas Haruki, l'auteur en vogue*, non, Takashi, le plasticien qui avait fait scandale au château de Versailles en 2010) ! 

    Retour au Vaporetto et dernier coup d'œil sur la grande façade blanche avec son affiche assortie... Attendez une minute ! Je rêve ou là, sous mes yeux, sur la toile tendue sur la façade, il y a deux, mais oui !, deux s à Fisscher ? À Madame Fisscher, et PAS à Urs Fischer ! Ça me rappelle une histoire de double lune*...

    Et je vous l'avais bien dit qu'il serait question d'orthographe ! Et dire que ça ne m'a pas sauté aux yeux à l'arrivée ! C'est vexant !

    Bon, la probabilité d'une coquille est infinitésimalement peu probable sur cette affiche. À l'inverse, il est invraisemblable que cette Madame Fisscher ne doive pas son nom à celui de l'artiste à l'honneur. Je m'interroge donc sur le pourquoi du comment. Il y a là un mystère à élucider, pour ceux que cela intéresse, du moins.

    De retour de notre parenthèse vénitienne familiale, j'ai cherché... et j'ai trouvé ! Ah ! Toile virtuelle ! Si tu n'existais pas, il faudrait t'inventer !

    « Les deux s sont une allusion au musée de cire de Londres, Madame Tussauds. » Mes sources ? Le site lepoint.fr. Fiabilité ? Totale, on peut l'espérer, le journal est la propriété de la fondation Pinault...

    Je le dis souvent à mes enfants – qui cherchent et me signalent fièrement les coquilles qu'ils trouvent ou croient trouver dans leurs livres –, les noms propres, noms de marques et autres néologismes publicitaires ne se plient pas strictement aux règles de l'orthographe et les auteurs jouissent d'une liberté totale en la matière. Nous avons ici un bel exemple et me voilà satisfaite d'avoir trouvé une réponse à mon interrogation.

    La semaine prochaine, je m'envole pour New York. Que vais-je trouver à me mettre sous la dent au pays de Jeff Koons ?

     

    * Référence à la série 1Q84 et à ce billet.

  • Réflexions sinueuses entre l’art et la littérature

    Surprise ! Une cabane recouverte de grandes plumes d’oiseaux aux reflets vert sombre à noirs ; à la porte, comme à la fenêtre, un rideau de plumes immaculées qui me happe... J’entre. Nouvelle surprise. Murs et charpente recouverts de centaines de livres, format poche ou assimilé. Étonnantes, ces étagères sous pente. Et cette odeur ! Odeur de bois ? Ou de vieux livres ? Sans doute les deux à la fois. Atmosphère à nulle autre pareille. Je suis sous le charme, fascinée, envoûtée. Je n’ai pas fini ma visite sous les voûtes de cette immense salle des gens d’armes de la Conciergerie, mais voilà sans doute celle qui sera mon œuvre préférée, Crisis Cabin (la cabine de crise) de Markus Hansen, au sein du bestiaire improbable formant ici l’exposition Bêtes Off. Visite familiale in extremis, la veille de la fermeture de l’exposition* !

    La grande majorité de ces œuvres d’art contemporain, telles des énigmes, me laissent perplexe, tout comme celles, frisant le gigantisme pour certaines, que j’ai pu voir au Guggenheim de Bilbao. Soyons clairs, l’art contemporain, je n’y comprends goutte ! Non que j’y sois réfractaire, mais parce que ses symboles me dépassent. Les œuvres, comme les créateurs, me sont inaccessibles.

    Mais le miracle de l’art opère souvent de façon impromptue, devant un mystère pas moins obscure mais plus touchant que les autres, avec un sentiment qui fait la différence, l’émotion.

    Transmettre une émotion, qu’elle soit positive ou négative du reste, n’est-il pas aussi important que d’être compris pour un artiste ? Qui, d’ailleurs, peut réellement comprendre l’artiste ? Et l’acte de création ? Est-il souhaitable, même, de comprendre l’artiste ? Au vu de certaines œuvres terriblement sombres, j’imagine un esprit créateur tout aussi tourmenté que je ne suis pas très tentée d’explorer… Litote !

    Mais, allez savoir pourquoi, il me vient à l’esprit un parallèle entre cette visite et l’article de Frédéric Beigbeder que j’ai lu quelques jours auparavant dans le dernier numéro du magazine Lire (n°403, consacré à la littérature japonaise !). Parallèle dont les lignes directrices bientôt divergent…

    Dans sa chronique, l’écrivain-critique littéraire-réalisateur s’étonne des sentiments opposés suscités de nos jours par les livres, d’une part, et leurs auteurs, d’autre part. Les uns sont délaissés, les autres, célébrés ; les uns sont en voie de disparition – comme les librairies indépendantes –, les autres deviennent des protagonistes vedettes… dans les livres (qui résistent), au cinéma, à la télévision même !

    Voilà qui me ramène à ma propre perception de l’artiste d’art contemporain. Compréhension ou incompréhension de son œuvre, émotion que celle-ci suscite, fascination pour le génie inaccessible de l’auteur-artiste, en littérature, comme pour l’art – contemporain ou pas d’ailleurs –, pour le commun des mortels, les ingrédients sont les mêmes face aux œuvres produites.

    Seules les proportions de ces ingrédients diffèrent entre l’impact d’une sculpture ou d’une peinture et celui d’un livre.

    Il me semble en effet que la part d’inaccessible est bien moindre pour l’écriture. On voit par exemple tous les jours des personnalités de la politique, du show-business, de la télévision, publier des ouvrages… Attention, loin de moi l’idée d’assimiler cette production à de la littérature ! Seulement voilà, l’image publique est là : nul besoin d’être écrivain pour écrire.

    Et puis, si les écrivains relatent leur vie, tout un chacun peut aussi avoir un vécu, des blessures à raconter, voire à exorciser. François Busnel, dans l’édito du même magazine, fustige cette idée reçue vivace : « Puisque je suis victime, je peux écrire ma vie ; puisque je suis victime, je suis écrivain. »

    Il est donc plus facile, selon moi, de s’identifier à l’écrivain qu’à l’artiste, il est aisé de croire que l’on peut écrire.

    Ainsi, beaucoup de jeunes auteurs frappent aux portes des innombrables maisons d’édition françaises. Ce n’est pas pour autant que la proportion de « premiers romans » augmente sur les étagères estampillées nouvelles parutions. Trop de risque sans doute pour les éditeurs, soumis comme tout le monde aux lois de la concurrence et à la crise. Mieux vaut parier sur les auteurs au succès prévisible, ou sur le livre de la dernière coqueluche télévisuelle, que de chercher à découvrir au milieu de tous ces récits anonymes, la graine du Zola du siècle.

    N’empêche, les ateliers d’écriture ont le vent en poupe, et les ouvrages ne manquent pas, qui ont pour ambition de guider le jeune auteur vers la publication.

    Moralité, comme dirait Frédéric Beigbeder, si « le public préfère les écrivains à leurs œuvres », c’est qu’il peut s’identifier à eux tout en les idolâtrant, ce qui revient à rêver secrètement, voire inconsciemment, de devenir lui-même une idole. Enfin, je crois !

    Mais, au fait ! quel rapport avec la « cabine de crise » ? Juste qu’en quelques jours je me suis trouvée confrontée à ces deux idées si proches et si opposées à la fois : vouloir éviter d’entrer dans l’esprit torturé de l’auteur d’art contemporain tout en rêvant de ressembler à l’artiste de l’écriture…

    Sinueuse réflexion ? Sans doute... mais les sinuosités de la pensée ne l'empêchent pas de régner sur l'esprit ! Comme dirait Émile-Auguste Chartier, le philosophe, « la pensée ne respecte rien qu'elle-même ». Ce à quoi son auguste pair René Descartes répliquerait sans doute « Je ne me fie quasi jamais aux premières pensées qui me viennent. »...

    Oublions tout cela, alors !!!

    *J’ai aussi beaucoup aimé la vidéo des Oiseaux de Céleste « jouant » de la guitare électrique (de Céleste Boursier-Mougenot et Ariane Michel). Surprenant, amusant, poétiquement rock… ou l’inverse ?!