Tout le monde connaît l’adjectif fort...
♦ Il est fort comme un bœuf.
... et le nom masculin fort.
♦ Le fort Boyard, le fort Alamo…
Tout le monde utilise l’adverbe fort.
♦ J’ai fort à faire.
♦ Fort bien ! C’est fort utile !
Et tout le monde possède son for (nom masculin).
♦ En mon for intérieur…
Or ce for-là, sans t, ne s’utilise que dans l’expression « for intérieur » et signifie « conscience », un « tribunal intérieur » en quelque sorte, comme le suggère l’origine latine de ce mot : forum, qui signifie… tribunal.
Sachant cela, et gardant en mémoire la liaison en r (fo-rin-térieur), retenez que dans tous les autres cas, il faudra un t à fort, y compris quand il est adverbe et que l’on rechigne à faire la liaison :
♦ J’ai fo-ra-faire / J’ai for-ta-faire ?
Pour la liaison, faites comme vous le voulez. Du moins voilà, sans trop d’effort, comment ne plus se tromper de for(t) !