Observez ces binômes de mots plus ou moins opposés :
♦ Sous-vêtement / survêtement
♦ Sous-estimer / surestimer
♦ Sous-évaluer / surévaluer
♦ Sous-titrer / surtitrer
♦ Sous-exploité / surexploité
♦ Sous-payé / surpayé
Voyez comme sous (ici préfixe « supprimable » puisque associé à un second terme indépendant, vêtement, estimer, évaluer...) est pour ainsi dire « suspendu par en dessous » par un trait d’union (mais pas de trait d’union à en dessous…), alors que sur se colle tout naturellement, comme « un objet posé par-dessus ».
Eh bien, ça, mesdames et messieurs, c’est une règle sans exception ! (attention, tout de même, lorsque sous ne peut pas être supprimé, cette règle n’est pas de mise, par exemple dans souscrire ou soustraire.)
Notez par ailleurs que ces mots en sur et sous- ne vont pas toujours par deux.
En effet, l’on peut
♦ sous-entendre mais pas surentendre
♦ surenchérir mais pas sous-enchérir
♦ surtaxer mais pas sous-taxer
♦ surmonter mais pas sous-monter
♦ surclasser mais pas sous-classer
♦ surligner mais pas sous-… Ah si ! On peut souligner !
Enfin, un dernier pour la route : on peut surélever et aussi soulever (et non sous-élever !), quoique dans les deux cas, on va vers le haut !
Voilà pour cet orthotruc. Surtout, souvenez-vous :
le sur se soude
et le sous s’unit !