À l’écrit, on rencontre plus souvent le familier ça que l’élégant çà.
Je m’explique...
⇒ « Ça » est un pronom démonstratif comme « cela », dont il est la contraction. Et, comme souvent pour les contractions, ce petit mot relève du langage familier, oral, et devrait donc être évité à l’écrit. Notez surtout qu’il n’a pas d’accent grave, tout comme « cela ».
♦ Ça m’est égal.
♦ Regarde-moi ça !
♦ Ça ne m’arrange pas qu’il vienne ce soir.
♦ Ça alors ! Quelle surprise !
♦ Ça va comme ci, comme ça (ou ça va couci-couça).
⇒ « Çà » est, selon les cas, un adverbe de lieu (rare) ou une interjection (désuète). Il se distingue de la contraction ça par l’accent grave sur le a et est, lui, tout à fait légitime à l’écrit.
♦ Çà et là, des détritus jonchaient le sol. (le mot n’est plus utilisé que dans cette expression)
♦ Ah çà, pour qui me prenez-vous ? (exemple de l’Académie française)
CQFD ! À l’écrit, on rencontre plus souvent le familier ça que l’élégant çà.
Dernier détail : bien sûr, dans un « ca » comme dans l’autre, ne jamais oublier la cédille (sans cédille à cédille...) !