mots

  • Le dico nouveau est arrivé !

    Une petite remarque en passant... Malgré l'absence surprenante de l'information sur le site officiel de la grande maison d'édition que je ne cesse de citer ici, le nouveau Petit Larousse illustré (2013) est arrivé, l'édition de l'année à venir étant comme chaque année diffusée dès le mois de juin.

    Son cousin Le Petit Robert 2013 est également sur les rayons de toutes les librairies.

    Peut-être est-ce l'occasion pour vous de remiser votre vieux pavé élimé et défraîchi ?

  • Moi, happycultrice cycloptimiste

    Un petit mot aujourd’hui pour rebondir sur l’ortho-truc de la semaine et ses mots-valises.

    Pour illustrer ma définition de ces drôles de mots aussi pratiques qu’un fourre-tout, j’ai fait comme d’habitude ma petite recherche sur la toile.

    Et je ne suis pas mécontente d’être tombée sur ce site que je souhaite partager avec vous aujourd’hui (déjà cité dans l’ortho-truc) : http://alain.crehange.pagesperso-orange.fr/index.html.

    Fruits de la recherche ou de l’invention de l’auteur du site, les mots-valises en villégiature ici valent le détour. Entre l’hilarant glandoctriner et le très actuel gauchemarder, en passant par la légitime saloparité, voilà un festival de mots évidabsurdes* et drôlispensables** qui vous fera passer un bon moment ! 

    Mais avant votre visite sur le site, essayez donc de deviner quelles définitions improbables se cachent derrière ces p’tits mots-là :

    Floptimiste, carnavelle, décalthon, synthémilion, escargo, castronaute, épousantail, bistouriste, ventilope, linguistock, patérodactyle, babaoromètre, absurdoué, peanutile, quetschup, scoopçon, jambompoint, oraclette, stadrénaline, titanicroche, bouillabbesse, valistique, ikéalisme… Et un p’tit dernier qui a dû être inventé pour moi, c’est sûr : virgulcanisme

    En tout cas, comme annoncé tout là-haut, j'adopte pour moi-même et avec bonheur la définition d'happycultrice cycloptimiste !

     

    *mot-valise de ma composition (on se prend au jeu !!) : évident + absurde.

    **idem : drôle + indispensable.

  • Méfions-nous des dictionnaires…

    … en ligne !!!!!!

    Après mon petit billet de ce matin sur France Léa, voici quelques mots à propos d’une découverte étonnante que j’ai faite lundi dernier.

    J’en parle souvent, quand on a un doute, il ne faut pas hésiter à consulter un dictionnaire. Or, gratuits, pratiques, et de nos jours toujours à portée de main, ou plutôt d’écran, les dictionnaires en ligne sont une aubaine pour vérifier vite fait bien fait une orthographe ou une conjugaison.

    Mais voilà, encore faut-il pouvoir faire confiance à ces dictionnaires – on trouve de tout sur Internet –, et c’est pour cela que, pour ma part, je ne consulte que le site de Larousse, référence s’il en est.

    Quelle ne fut pas ma surprise donc d’y remarquer une incohérence trompeuse pour le lecteur lorsque je réfléchissais à la façon d’exposer de façon simple mon ortho-truc de la semaine concernant l’expression « flambant neuf ».

    Pour chaque mot, s’il y a lieu, plusieurs onglets sont consultables : Définitions, Expressions, Synonymes, Difficultés, Citations, Conjugaison.

    Or pour notre expression « flambant neuf », deux onglets présentent deux informations différentes et incomplètes (voir ici pour le détail).

    La combinaison de ces deux informations conduit le lecteur à comprendre que deux possibilités existent pour cette expression, l’accord ou non de l’adjectif neuf, avec, dans les deux cas, l’adjectif flambant invariable. Mais aucune des deux informations seules ne le permet. 

    En revanche, cette ambigüité n’existe pas dans le volume papier du Petit Larousse (édition 2012), où toute l’information est donnée dans un même article.

    Je consulte souvent le dictionnaire en ligne et c’est la première fois que je constate ce genre d’anomalie. J’espère qu’elle est une exception. 

    L’on peut se procurer depuis plusieurs années des versions CD-ROM des grands noms d’encyclopédies et dictionnaires français (plus pratiques qu’une vingtaine de volumes à caser sur l’étagère du salon !).

    Aujourd’hui, Larousse offre en plus cette version gratuite, initiative fort appréciable (ce n’est pas le cas, par exemple, pour le Robert). Cependant, j’ose espérer que la gratuité d’accès n’a aucun rapport avec cette anomalie rencontrée par hasard. Cela mérite que je me penche sur la question…

  • Théâtre à domicile

    Chose promise (ici), chose due, je vous parle de France Léa.

    Vous ne connaissez pas ? Attendez que je vous raconte notre rencontre et peut-être vous aussi aurez envie de la connaître et de la rencontrer. 

    Soirée payante chez une amie ? Quelle drôle d’idée ! C’est pour payer l’artiste ? Ah ! Ok. Alors, c’est quoi le principe ?

    Le principe, c’est un apéro pour faire connaissance avec les autres invités, un salon transformé en salle de théâtre, oh ! rien de compliqué, les canapés, fauteuils, poufs et autres chaises pliantes en rangs d’oignons, tournés vers une chaise haute et confortable. Et après le spectacle, buffet froid pour le dîner en compagnie de l’artiste. Séduisant concept ; testons voir…

    L’heure a sonné. On repère où l’on pose son verre pour le retrouver après le spectacle, on s’installe, on éteint son portable et on fait silence. L’artiste entre « en salon ».

    France Léa, un petit bout de femme aux yeux pétillants, s’installe à son tour, sa guitare au côté, comme si de rien n’était. Et elle commence tout de suite à parler, là, sans dire bonjour, sans grandiloquence non plus, comme dans une simple conversation. L’on s’étonne, puis l’on comprend vite que, ça y est, le spectacle a commencé…

    Et c’est la « France profonde » qui s’exprime : des pensées, des réflexions, des états d’âme, des émerveillements, des révoltes. La vie décortiquée, épluchée, sondée, à la méthode France Léa. Les pistes d’exploration sont aussi insolites que poétiques : la trapéziste qui se balance dans son cœur, la portée d’hirondelles sur la partition des fils électriques, le brin d’herbe qui pousse à travers le bitume, les effets secondaires de la Route de Madison... Et on est saisis, envoutés, sidérés par la poésie et la clairvoyance, les mots et l’émotion. On rit beaucoup, on acquiesce souvent, et à un moment, même, on retient ses larmes ! Saperlipopette ! Mais qu’a-t-elle dit, là, tranquille sur sa chaise haute, pour nous remuer de la sorte ?

    Quand France se tait, l’espace d’un instant, personne n’ose troubler le silence. Dans ce silence, il y a l’admiration, le respect, la peur que la magie ne s’envole. Puis il faut réagir, alors on applaudit, on remercie, on dit notre admiration et notre émotion. C’était magnifique. 

    Une assiette en carton à la main, entre invités, on se remémore les mots, ces mots si bien choisis, ces mots légers de poésie et lourds d’émotions. Avec France Léa, on évoque son parcours d’artiste et on en vient vite aux questions pratiques : comment renouveler l’expérience chez nous, transformer notre salon en théâtre et offrir à notre entourage un aussi joli moment ?… 

    J’ai la réponse maintenant. Et parce que, quand on aime les mots, on aime aussi et surtout leurs messages, on aime les lire mais aussi les écouter, j’espère bien concrétiser ce projet bientôt et avoir éveillé votre curiosité. Si tel est le cas, allez faire un tour sur le modeste site de France : http://francelea.free.fr/ et n’hésitez pas à la contacter si vous êtes en région parisienne, elle a des soirées libres pour vous et vos amis…

     

    Merci à France pour ses mots et merci à Florence pour l’invitation…