orthographe

  • Bonnes rentrées !

    C’est la rentrée ; me voici de retour sur mon petit coin de toile.

    Pourquoi ai-je mis un pluriel à rentrée ? Parce que deux rentrées bien différentes m’occupent l’esprit actuellement…

    Tout d’abord, la rentrée scolaire ! Et je souhaite une bonne rentrée scolaire à tous les enfants, enseignants et parents ! En particulier, que cette nouvelle année soit pour tous nos petits et grands élèves français une année riche de découvertes orthographiques.

    « Oh ! Toutes les façons d’écrire [o] !

    – Ah ! C’est pour ça qu’on écrit hippodrome mais hypothèse… !

    – Eh ! On a le droit d’écrire ognon sans i maintenant ! »

    Que de découvertes en perspective ! Et si l’on imaginait l’apprentissage des règles d’orthographe comme une chasse aux trésors de notre langue ?

    Qu’on se le dise, la langue française n’est pas la plus difficile du monde. Certes, notre orthographe pose (trop ?) souvent problème, mais, après tout, les Anglais ont bien leurs verbes irréguliers, et les Allemands, leurs déclinaisons ! Sans parler des milliers d’idéogrammes des Chinois…

    Vous voyez ce que je veux dire ?

    Parlons livres maintenant. Je souhaite à tous les amateurs de lecture une belle rentrée littéraire. Pensez donc, six cent quarante-six romans sont annoncés ! Des auteurs français, des étrangers traduits, les candidats aux prix de l’automne et les autres. Beaucoup de pixels coulent sur la toile à propos de telle statistique défavorable à la littérature française ou de tel auteur incontournable, de cette pré-liste du Goncourt sans les favoris (les favoris de qui, au fait ?), ou de la qualité d’un livre en fonction de la « qualité » de son auteur.

    Fi de tout cela ! Ce qui prime, n’est-ce pas le plaisir personnel de la lecture ? Alors que chacun, à sa façon, fasse sa sélection et se délecte de mots et d’images, de lignes et de pages, d’histoires vraies et de non moins vraies fictions.

    On n’est pas obligés d’aimer ce que les autres aiment et de négliger ce que les autres négligent !bibliothecaire-giuseppe-arcimboldo-3.jpg

    Vous voyez ce que je veux dire ?

                                                                                   Alors cher visiteur, bonnes rentrées !

    Question subsidiaire : savez-vous combien de livres, destinés aux adultes (hors livres scolaires, donc), sont parus ou paraissent en cette rentrée littéraire (entre le 1er août et le 1er novembre) et ayant pour sujet l’orthographe ? QUINZE* ! Sans commentaire...

    *Source : Electre

    Illustration : Le Bibliothécaire, Guiseppe Arcimboldo.

  • Le dico nouveau est arrivé !

    Une petite remarque en passant... Malgré l'absence surprenante de l'information sur le site officiel de la grande maison d'édition que je ne cesse de citer ici, le nouveau Petit Larousse illustré (2013) est arrivé, l'édition de l'année à venir étant comme chaque année diffusée dès le mois de juin.

    Son cousin Le Petit Robert 2013 est également sur les rayons de toutes les librairies.

    Peut-être est-ce l'occasion pour vous de remiser votre vieux pavé élimé et défraîchi ?

  • Moi, happycultrice cycloptimiste

    Un petit mot aujourd’hui pour rebondir sur l’ortho-truc de la semaine et ses mots-valises.

    Pour illustrer ma définition de ces drôles de mots aussi pratiques qu’un fourre-tout, j’ai fait comme d’habitude ma petite recherche sur la toile.

    Et je ne suis pas mécontente d’être tombée sur ce site que je souhaite partager avec vous aujourd’hui (déjà cité dans l’ortho-truc) : http://alain.crehange.pagesperso-orange.fr/index.html.

    Fruits de la recherche ou de l’invention de l’auteur du site, les mots-valises en villégiature ici valent le détour. Entre l’hilarant glandoctriner et le très actuel gauchemarder, en passant par la légitime saloparité, voilà un festival de mots évidabsurdes* et drôlispensables** qui vous fera passer un bon moment ! 

    Mais avant votre visite sur le site, essayez donc de deviner quelles définitions improbables se cachent derrière ces p’tits mots-là :

    Floptimiste, carnavelle, décalthon, synthémilion, escargo, castronaute, épousantail, bistouriste, ventilope, linguistock, patérodactyle, babaoromètre, absurdoué, peanutile, quetschup, scoopçon, jambompoint, oraclette, stadrénaline, titanicroche, bouillabbesse, valistique, ikéalisme… Et un p’tit dernier qui a dû être inventé pour moi, c’est sûr : virgulcanisme

    En tout cas, comme annoncé tout là-haut, j'adopte pour moi-même et avec bonheur la définition d'happycultrice cycloptimiste !

     

    *mot-valise de ma composition (on se prend au jeu !!) : évident + absurde.

    **idem : drôle + indispensable.

  • Méfions-nous des dictionnaires…

    … en ligne !!!!!!

    Après mon petit billet de ce matin sur France Léa, voici quelques mots à propos d’une découverte étonnante que j’ai faite lundi dernier.

    J’en parle souvent, quand on a un doute, il ne faut pas hésiter à consulter un dictionnaire. Or, gratuits, pratiques, et de nos jours toujours à portée de main, ou plutôt d’écran, les dictionnaires en ligne sont une aubaine pour vérifier vite fait bien fait une orthographe ou une conjugaison.

    Mais voilà, encore faut-il pouvoir faire confiance à ces dictionnaires – on trouve de tout sur Internet –, et c’est pour cela que, pour ma part, je ne consulte que le site de Larousse, référence s’il en est.

    Quelle ne fut pas ma surprise donc d’y remarquer une incohérence trompeuse pour le lecteur lorsque je réfléchissais à la façon d’exposer de façon simple mon ortho-truc de la semaine concernant l’expression « flambant neuf ».

    Pour chaque mot, s’il y a lieu, plusieurs onglets sont consultables : Définitions, Expressions, Synonymes, Difficultés, Citations, Conjugaison.

    Or pour notre expression « flambant neuf », deux onglets présentent deux informations différentes et incomplètes (voir ici pour le détail).

    La combinaison de ces deux informations conduit le lecteur à comprendre que deux possibilités existent pour cette expression, l’accord ou non de l’adjectif neuf, avec, dans les deux cas, l’adjectif flambant invariable. Mais aucune des deux informations seules ne le permet. 

    En revanche, cette ambigüité n’existe pas dans le volume papier du Petit Larousse (édition 2012), où toute l’information est donnée dans un même article.

    Je consulte souvent le dictionnaire en ligne et c’est la première fois que je constate ce genre d’anomalie. J’espère qu’elle est une exception. 

    L’on peut se procurer depuis plusieurs années des versions CD-ROM des grands noms d’encyclopédies et dictionnaires français (plus pratiques qu’une vingtaine de volumes à caser sur l’étagère du salon !).

    Aujourd’hui, Larousse offre en plus cette version gratuite, initiative fort appréciable (ce n’est pas le cas, par exemple, pour le Robert). Cependant, j’ose espérer que la gratuité d’accès n’a aucun rapport avec cette anomalie rencontrée par hasard. Cela mérite que je me penche sur la question…