Bienvenue sur mon « ortho-blog »

Bonjour et bienvenue sur mon « ortho-blog », le blog où l’on parle d’orthographe, mais pas que !

Billets d’humeur, actualité linguistique, anecdotes orthographiques, je partagerai ici, de temps à autre, mon regard de correctrice sur le monde qui nous entoure.

Merci pour votre visite !

 

« Ceux qui écrivent comme ils parlent, quoiqu’ils parlent très bien, écrivent mal. »

George Louis Leclerc, Comte de Buffon, écrivain, naturaliste et philosophe français (1707-1788)

  • Un livre-pépite parmi des millions d’autres

    Partageons, partageons nos lectures ! Et dire qu’il fut un temps où je considérais la lecture comme un plaisir solitaire.

    Depuis mon expérience mère-fille du prix Gulli du roman, je m’intéresse de plus près à la littérature jeunesse, et ma fille, en plus de me signaler systématiquement les erreurs qu’elle relève dans les livres, maintenant me conseille des lectures. C’est drôle, d’avoir longuement discuté littérature avec moi, elle est maintenant capable de prévoir ce qui va me plaire dans ses toujours aussi voraces lectures.

    Cette semaine, une nouvelle copine lui a prêté de nouveaux livres. Parmi ceux-là, 22 !. « Tu devrais lire ce livre, m’a-t-elle simplement dit, je pense qu’il va te plaire. »image-22.jpg

    Bingo ! J’ai lu et j’ai beaucoup aimé ! Car ce n’est pas juste une jolie histoire pour enfants...

    Il a sa place dans ce blog, 22 !, ce livre de Marie-Aude Murail, paru chez l’École des Loisirs en 2008.

    C’est l’histoire d’un grand-duc qui fait interdire la lettre « v » dans son duché. Pourquoi ? Parce que, à la naissance de son riquiqui fils Ivan, un jeune poète en herbe écrit une chanson un peu moqueuse qui connaît un grand succès parmi les gens du peuple. La chanson parle d’Ivan, de vent, et vlan, et vlan, et vlan !… Vexé (oups !), le grand-duc, voulant éviter (double oups !) que son bourreau ne soit débordé à couper les têtes de tous les moqueurs, a cette brillante idée d’interdire la lettre « v »… et s’y contraint lui-même, ce qui lui v..., occasionne (ouf !) moult migraines. Essayez donc de parler sans « v », vous ! Ce n’est pas une mince affaire !

    Alors, bien sûr, on peut voir dans ce livre un plaidoyer contre toutes les censures, avec cette « police de la répression du v ». D’autant que ce titre, 22 !, évoque clairement l’expression argotique « 22 ! V’là les flics ! » (bien que 22 soit ici en premier lieu le rang du « v » dans l’alphabet ! Bien joué !)

    Ce qui me plaît, à moi, c’est l’art de jouer avec les mots. L’auteur s’amuse et nous amuse.

    Cette drôle de loi rappelle le jeu de mot appelé « lipogramme », qui consiste à se contraindre à écrire un texte sans l’une ou l’autre lettre. Le plus connu des lipogrammes est sans doute le roman La Disparition, de Georges Perec, écrit sans utiliser la lettre « v », et chacun imagine la gageure que cela représente en français (cet ortho-billet est bien un lipogramme sans la 23e lettre de l’alphabet (le « double-v ») , mais où est l’effort ?).

    Certes, comme le lipogramme exalte la créativité, la disparition du « v » au grand-duché encourage la recherche de synonymes : plus de vent, mais de la bise, du zéphire, de la tramontane… Mais il faut bien le dire, la perte d’une lettre est une calamité !

    Le fautif troubadour, Vladimir devenu Ladimir, postule d’abord, incognito, au nouveau métier en vogue, euh... à la mode : « correcteur de la chose écrite », car il faut aussi faire disparaître le « v » des livres, euh… des choses écrites. Et il se met à réécrire, lui qui rêvait d’être écrivain (lui qui songeait à se faire romancier...). Mais, déprimé, le « v » le démangeant, décidément, il se retire dans une « vieille villa avec véranda » au creux d’une « vallée venteuse ». Oh ! là là ! Allez dire ça sans « v » !

    Vous l’aurez compris, ce livre est tout à fait réjouissant, de ceux que j’aime tout particulièrement, car au plaisir de lire il cumule la perception de celui que l’auteur a indubitablement pris à l’écrire.

    De plus, et ce n’est pas là son moindre intérêt, il permet aux jeunes lecteurs, public destinataire, rappelons-le, de cette aventure insolite, de réfléchir sur leur propre langue et sur la richesse du vocabulaire qu’ils emploient sans même y penser.

    Alors, merci ma fille pour ce conseil de lecture ! À mon tour, ici, je partage le plaisir que m’a apporté cette petite pépite.

    Lisez et faites lire !

  • Le timbre-poste par Friedensreich Hundertwasser

    Cher lecteur,

    je vous livre ici un texte que j’ai découvert récemment au musée en Herbe, sympathique petit musée parisien à destination des enfants, mais pas seulement. L’exposition actuelle concerne l’architecte-artiste-écologiste Friedensreich Hundertwasser. Un nom imprononçable mais une œuvre magistrale de couleurs et de générosité.

    L’artiste a dessiné beaucoup de timbres et en particulier, en 1983, plusieurs séries pour les Nations unies. Les photos que je présente ici sont de moi. Elles ne sont pas de très bonne qualité mais donnent une idée de ces œuvres miniatures de Hundertwasser.

    Le texte est un peu long, mais offre un point de vue intéressant sur la notion d’art pour tous et sur la relation épistolaire. Et qui dit « lettre » dit « orthographe », d’où mon envie de vous présenter ce texte. Bonne lecture ! 

    img-0963-2.jpgimg-0965-1.jpg

    « Le timbre représente un point important.

    Bien que sa taille soit très petite, il porte un message crucial.

    Les timbres représentent le niveau culturel d’un pays.

    Ce petit morceau de papier lie le cœur de lexpéditeur à celui du destinataire, réduisant la distance.

    C’est un pont qui relie les gens et les pays.

    Le timbre passe toutes les frontières.

    Il atteint les hommes en prison, dans les asiles et les hôpitaux.

     

    Les petits timbres-poste deviennent de grandes œuvres d’art

    Accessibles à tous,

    Jeunes et vieux, riches et pauvres, malades et bien-portants,

    Lettrés ou illettrés, hommes libres ou en prison.

    Les timbres doivent redevenir précieux,

    Comme de petits morceaux de paradis

    Fabriqués comme de la beauté concentrée cristallisée

    Avec des techniques très fines.

     

    Les timbres devraient être les ambassadeurs de l’art et de la vie,

    Et non de simples reçus sans âme indiquant que l’affranchissement a été payé.

    Un timbre doit suivre son destin.

    Les timbres doivent revenir à leur but, cest-à-dire servir pour le courrier.

     

    Un vrai timbre doit sentir la langue de l’expéditeur, mouiller la colle et être collé sur lenveloppe.

    Un timbre doit connaître l’obscurité à l’intérieur d’une boîte aux lettres.

    Un timbre doit subir le tampon en caoutchouc du bureau de poste.

    Un timbre doit voyager en compagnie d’autres lettres,

    Dans des sacs de poste, par bateau, par avion ou par camion.

    Un timbre doit sentir la main du facteur distribuant la lettre au destinataire.

     

    Un timbre qui n’a pas été posté n’est pas un timbre, il n’a jamais vécu, il est faux.

    C’est comme un poisson qui n’a jamais nagé, comme un oiseau qui na jamais volé,

    Un timbre doit avoir vécu sa vie de timbre.

    Ce n’est qu’après ce moment-là, quand tout est terminé,

    Que le timbre peut commencer une nouvelle vie en tant quobjet de collection.

    Alors il peut être aimé et apprécié pour sa beauté sa splendeur, sa délicatesse,

    Et par-dessus tout, en tant que souvenir et témoin et messager.

    Chaque homme reçoit gratuitement cette splendide œuvre d’art,

    Comme un cadeau venant de très loin.

     

    Les timbres devraient être une œuvre d’art témoignant de la culture,

    De la beauté et de la créativité humaine.

    Ce petit morceau d’art arrive souvent jusqu’à un être humain seul,

    Qui a hâte de recevoir ce message.

    Une lettre contient donc deux messages :

    L’un est écrit et personnel,

    L’autre est un message provenant d’un royaume fantastique,

    Le royaume de la créativité humaine,

    Qui représente les pays et les nations et le fait que les rêves deviennent bien réalité.

    Une paix juste sur Terre s’ensuivra si l’effort

    Enthousiaste de l’homme rejoint le besoin inné qua la nature de créer la beauté.

     

    C’est pourquoi je salue cette tentative des

    Nations Unies d’émettre des timbres uniques, de grande qualité,

    Car qui d’autre que les Nations Unies,

    Qui représentent l’espoir des gens de ce monde

    Où les besoins de tous se rencontrent,

    Devrait et doit donner l’exemple au monde

    D’une vie meilleure sur Terre dans la beauté,

    En harmonie avec la créativité de la nature et de l’homme ? »

                                                                Friedensreich Hundertwasser

  • Sur la route des vacances

    Ah ! on en voit de belles, sur la route des vacances ! De belles contrées, de belles choses, de belles erreurs d’orthographe...

    Sur la route de mes vacances, j’ai vu une Pataterie, une Caféothèque, une Repasserie1… Et aussi des hourds2 et des gours3, des rugbycons4 au lait de chèvre et des galets5 pur porc.

    Sur la route de mes vacances, j’ai vu la Saint-Affrique6, du jonc des chaisiers7 et un architonnerre8… Et aussi un vari roux9, un moustac10 sans moustache et un agame barbu11.

    Sur la route de mes vacances, j’ai vu que « la station et la boutique vous accueille… » au singulier, chez un pétrolier, pas français mais c’est pas une excuse… Et aussi « un des plus grand sites… » manquant d’s et encore du « souffre » d’origine volcanique souffrant d’un f en trop… 

    Ah ! on en fait, des kilomètres, sur la route des vacances, et l’on y voit de belles erreurs d’orthographe… comme partout ailleurs, d’ailleurs. Mais on trouve aussi un luxe de jolis mots à découvrir et à collectionner, comme autant de souvenirs de vacances, gratuits et enrichissants. 

    Alors, vivement les prochaines vacances, belle fin d’été à tous et rendez-vous ci-dessous pour quelques définitions utiles... et moins utiles !

     

    1 Noms d’enseignes commerciales vues à Tour, à Nice et à Paris.

    2 Sur les châteaux du Moyen Âge, galerie en charpente au sommet dune muraille, ancêtre du mâchicoulis, vus au château de Castelnaud.

    3 Concrétions carbonatées formant des barrages en travers dun écoulement souterrain, vues au gouffre de Padirac.

    4 Petits fromages en forme de ballon de rugby, vus dans un supermarché dans le Périgord. Mon partenaire de site Alain Créhange, passé maître en mots-valises, en connaît un autre genre, de rugbycon… à découvrir ici http://alain.crehange.pagesperso-orange.fr/frmotval_r.htm.

    5 Galets cendrés, petits saucissons ronds affinés sous la cendre, dégustés à Sarlat.

    6 Petite ville traversée dans le Sud-Aveyron.

    7 Jonc lacustre utilisé en vannerie.

    8 Canon à vapeur inventé par Léonard de Vinci, vu au Clos Lucé, demeure du grand génie.

    9 L’une des nombreuses espèces de primates observées au zoo-parc de Beauval.

    10 Idem (primate).

    11 L’une des nombreuses espèces de reptiles observées au zoo-parc de Beauval.

     

  • Lire et faire lire – Notre prix Gulli du roman

    Alexandre Jardin ne m’en voudra sûrement pas d’emprunter à l’association qu’il a cofondée avec Pascal Guénée le titre de ce billet qui a pour but de vous raconter l’aventure du prix Gulli du roman 2013 vécue de l’intérieur…

    Début février, je tombe, je ne sais plus comment, sur l’annonce de cet appel à candidature par la chaîne de télévision jeunesse Gulli pour participer à la deuxième édition de son prix littéraire jeunesse.

    L’idée : constituer un jury de dix familles – un enfant de 9 à 12 ans et un membre de sa famille  –, leur confier la lecture des sept livres de la sélection, les réunir autour d’un repas délibératoire animé par un président de jury reconnu dans le monde littéraire, leur confier la tâche d’élire le meilleur roman parmi les sept et ainsi lui offrir le titre de prix Gulli du roman 2013.

    Le président de cette deuxième édition : un certain... Alexandre Jardin ! Ah ! Fanfan, L’Île des Gauchers… De très bons souvenirs pour maman !

    La marche à suivre : une fiche d’inscription à remplir et une critique littéraire à écrire sur le livre de son choix par les deux membres de la famille.

    J’ai donc proposé à ma dévoreuse de livres maison, âgée de 10 ans (quelle heureuse coïncidence !) et déjà inscrite au prix des Incorruptibles cette année (une autre expérience littéraire, plus modeste), de nous inscrire toutes les deux.

    Pourquoi ? Parce que les livres, ce ne sont pas que des histoires à dévorer tel un boulimique qui oublie d’apprécier sa nourriture.

    Les livres, c’est le plaisir des mots et de l’écriture, le pouvoir de passionner, enseigner, émouvoir, troubler, révolter, épouvanter, avec de l’encre et du papier.

    Les livres, c’est se divertir, apprendre, mais c’est aussi partager ses émotions en en parlant, en conseillant ses coups de cœur à ses proches.

    Les livres, ce sont des auteurs qui y donnent beaucoup d’eux-mêmes et tout plein d’autres métiers qui gravitent autour.

    Les livres, c’est un monde à plusieurs portes d’entrée.

    Participer à un prix littéraire, c’est lire et juger, exprimer son avis, ses ressentis, savoir dire pourquoi on aime, pourquoi on déteste, faire un choix, défendre son choix. Tout cela est une porte d’entrée dans le monde des livres, différente de celle de la bibliothèque municipale, de la librairie, ou de l’école, c’est une petite porte discrète et confidentielle par laquelle j’ai pensé quil serait chouette d’entrer avec ma fille, à deux, complices et solidaires.

    Ma dévoreuse boulimique a dit oui pour tenter de pousser cette petite porte.

    Alors elle a choisi – parce qu’elle avait « des choses à dire dessus » – Le Bébé tombé du train* pour notre critique-candidature. Nous l’avons (re)lu chacune de notre côté, nous lavons « critiqué » chacune avec ses mots, puis enfin nous lavons lu ensemble et en avons discuté. Parce que ce nest pas un livre comme les autres. Il y a effectivement beaucoup à dire sur ce petit livre jaune et noir. 

    Enfin, j’ai prévenu ma dévoreuse que tout cela nétait quun jeu, et que nous ne gagnerions certainement pas. L’année précédente, cinq cents familles avaient postulé… Mais cela aura déjà été une petite expérience en soi de parler livres toutes les deux.

    Oui, mais voilà que, quelques semaines plus tard, je reçois un appel téléphonique m’informant que nous étions sélectionnées… parmi les six cents candidatures de l’année !!

    Incroyable mais vrai, nous voilà embarquées dans cette improbable aventure télévisio-littéraire.

    Puis, nouvel appel. Nous avons été choisies pour une interview à domicile en vue de présenter le prix Gulli dans le petit journal quotidien de la chaîne, le GulliMag… Cest le côté télévisio de laventure littéraire, anecdotique mais mémorable !

    Mais le gros du travail nous attend avec les sept romans à lire et les sept fiches de lecture à remplir ! Deux mois pour tout faire, pas une mince affaire ! Lire, facile ! Écrire, pas facile ! Pas facile d’exprimer ses ressentis, pas facile de mettre des mots sur ce qui nous a passionnées, ou au contraire ennuyées. Osera-t-on faire une critique négative ? Pourquoi a-t-on aimé ? Que dire du style ? Le thème est-il désuet ? Au terme de beaucoup de discussions, nous avons réussi à « boucler » nos fiches. Hop ! Fiches envoyées ! Nous, soulagées !

    En attendant le grand jour, je lis Des gens très bien, lavant-dernier livre dAlexandre Jardin. Différent des autres, poignant, touchant, émouvant, dérangeant..., tout cela avec de lencre, du papier et une belle part de lâme de lauteur...

    Mercredi 5 juin, 12 h 00, le Grand Palais, le grand jour. Nous y sommes. 

    img-3372-1.jpg

    Au programme, déjeuner délibératoire en compagnie de toutes les familles, du président et des organisateurs, discussions, découverte de la variété des avis : nos coups de cœur ne sont pas tous partagés… Une consigne par le président très investi dans sa mission : « Votez pour le livre le mieux à même de plaire aux enfants qui n’aiment pas lire. Nous devons en faire un best-seller ! » Quelqu’un dit : « Mais nous ne sommes pas bons jurys pour cela ! Il aurait fallu sélectionner des enfants qui détestent lire ! Ici, nous n’avons que des dévoreurs ! » Pas faux ! Mais nous prenons notre mission à cœur, nous aussi. Deux tours de votes, un élu.

    Présentation à la presse, remise du prix à l’heureuse lauréate, photographies et signatures d’autographes par plusieurs des auteurs, autour d’un cocktail. Comme il est sympathique, ce côté-là du monde des livres !

    Alexandre Jardin et Évelyne Brisou-Pellen (photo Sophie Viguier©)

    41tqck5w9jl-sl160.jpg

    Grand gagnant du prix Gulli du roman 2013 : Le Manoir, dÉvelyne Brisou-Pellen, Bayard jeunesse

    Lhistoire : Un adolescent rescapé du cancer rentre en convalescence dans un manoir bien étrange, où la vie semble avoir pris quelques dizaines d’années de retard. Les autres pensionnaires ont des mœurs énigmatiques, l’atmosphère tout comme le parc avoisinant ont un « je-ne-sais-quoi » d’anormal. Liam va pourtant trouver sa place dans ce drôle d’environnement, une place bien étrange, elle aussi...

    Ainsi, nous sommes entrées par une petite porte, nous avons lu, nous avons discuté en famille, nous avons rempli des fiches, nous avons rencontré, nous avons mangé, nous avons discuté en familleS, nous avons voté, nous avons élu…
    Ça y est, notre mission Gulli est désormais terminée.

    C’est une très belle aventure qui s’achève pour ma dévoreuse d’histoires et moi-même, ludique, studieuse, porteuse d’enseignements, inoubliable !

    Lannée prochaine, si vous avez un ou une dévoreuse de 9-12 ans à la maison, tentez laventure !

    En attendant, et pour tous, lisez et faites lire Le Manoir, dÉvelyne Brisou-Pellen, aux éditions Bayard jeunesse. Un petit pavé quand même, mais capable de captiver vos enfants, quils soient lecteurs boulimiques ou timides, et vous-même, je vous le garantis ! Vous en redemanderez, vous verrez.

     

    *de Jo Hoestlandt, chez Oskar jeunesse, justement dans la sélection du prix des Incos 2013.