Bienvenue sur mon « ortho-blog »

Bonjour et bienvenue sur mon « ortho-blog », le blog où l’on parle d’orthographe, mais pas que !

Billets d’humeur, actualité linguistique, anecdotes orthographiques, je partagerai ici, de temps à autre, mon regard de correctrice sur le monde qui nous entoure.

Merci pour votre visite !

 

« Ceux qui écrivent comme ils parlent, quoiqu’ils parlent très bien, écrivent mal. »

George Louis Leclerc, Comte de Buffon, écrivain, naturaliste et philosophe français (1707-1788)

  • Les fautes... d’étourderie ? Ça arrive aux plus grands !

    Petite recherche de vocabulaire, comme souvent, sur le site de Larousse... et là, stupeur ! 

    Une information : le site fait peau neuve, très bien. Ce n’est pas là l’objet de ma stupéfaction...

    Mais voyez plutôt ce que l’on découvre aujourdhui et pour quelques heures, donc, en allant sur le site de Larousse en ligne :

    larouse-fait-peau-neuve.png

    Incroyable non ? Et pourtant vrai !

    Comme quoi, cela arrive aux plus grands !

    Il y a de quoi décomplexer... Alors, décomplexez donc, et nhésitez plus à faire appel à mes services !

    Pour ceux qui auraient oublié de chausser leurs lunettes correctrices, il manque un s à www.larouse.fr...

  • J’ai découvert monsieur Anouar Benmalek

    Il y a quelques jours, je suis allée écouter Anouar Benmalek, un écrivain, poète et journaliste franco-algérien, lors d’une rencontre littéraire, une séance de « perco’lecteurs », à la médiathèque des Mureaux.

    Anouar Benmalek est un ancien professeur de mathématiques devenu poète pour séduire une femme parlant le sanscrit, car, selon lui, les mathématiques n’étaient rien moins que séduisantes. En fin de compte, la femme était mythomane et dénuée de tous les talents admirables qu’elle s’était inventés, et Anouar Benmalek est resté avec sa « mauvaise » poésie sur les bras (c’est lui qui le dit), avec l’envie d’en écrire davantage et plein de gratitude, au fond, pour sa muse involontaire. Un grand écrivain était né. À quoi ça tient ?!

    Je suis confuse. Je n’avais jamais entendu parler de ce monsieur que pourtant d’aucuns qualifient de « nobélisable », pas plus que je n’avais lu ses livres, que pourtant la critique louange. Mais on me propose de rencontrer un écrivain scientifique de formation, il n’en faut pas plus pour éveiller ma curiosité et, avouons-le tout bas, un soupçon de jalousie.

    Le personnage est modeste et drôle. « À quoi cela sert-il d’écrire ? », demande la bibliothécaire, un brin provocatrice. « À rien ! », répond-il, non moins provocateur, mais tout de suite il s’explique : « Ça ne sert à rien d’écrire, mais c’est l’honneur de notre espèce de se détacher de l’utile », et l’auditoire d’acquiescer admiratif.

    Tous ses livres sont violents malgré lui, car, dit-il, la vie est violente. Il voudrait, il essaie pourtant d’écrire des love stories. Il sourit. Il aimerait pouvoir s’adonner au lyrisme pur. Mais il n’y a rien à faire, ses histoires prennent place dans l’Histoire, et il est incapable de s’affranchir du contexte historique dans lequel évoluent ses personnages. Au point de transformer totalement un roman en cours à la lecture d’une brève dans le journal…

    Mais il insiste, tentant sans doute de se convaincre, ou de se rassurer lui-même, il y a toujours une love story dans ses histoires (« tout de même menée à rude épreuve ! », souligne l’autre bibliothécaire) ; la love story est indispensable pour supporter la violence. Car « certains événements ne sont supportables que si par ailleurs il y a de l’espoir ».

    Mais, s’il n’est pas lyrique, l’homme n’est pas non plus cynique ; il préfère l’ironie, « seule arme contre la bêtise ». Et se battre, cet homme a dû et su faire. Décrié, conspué, menacé de mort, le journaliste et écrivain engagé, admiré sur le sol français, membre fondateur du Comité algérien contre la torture, a soulevé des vagues insensées de haine intégriste dans le Moyen-Orient.

    N’empêche, pour toute réaction, il hausse les épaules et mentionne l’extrême courage de ces gens considérés comme incultes sauvant, au péril de leur vie, les livres des bibliothèques de Tombouctou ; et il continue d’écrire coûte que coûte contre la bêtise et pour lui-même.

    Parler de son dernier ouvrage transforme sa verve de modeste courageux en confidences timides ; il rougit, presque mal à l’aise.

    C’est une lettre à sa mère, chargée du regret de ce qu’il n’a pas dit à temps, une revanche aussi pour elle, qui a traversé cette Histoire qu’il raconte et qui l’a bien maltraitée, sa mère.

    La violence du cœur des hommes m’est insupportable à admettre, même dans les livres, et d’autant moins lorsqu’elle n’est pas que le fruit de l’imagination d’un auteur tourmenté. Par conséquent, monsieur Benmalek, il n’est point sûr que je m’aventure un jour dans vos love stories. Mais ce livre-là, Tu ne mourras plus demain, je le lirai. Parce qu’à moi aussi ma chère maman me manque, et que lire le manque des autres est une façon de combler le sien, de manque, le mien à tout le moins.

    Une heure et trente minutes ont passé, déjà. C’était passionnant et enrichissant. Merci les perco’lecteurs, merci Monsieur Anouar Benmalek.

  • P’tits cubes bling-bling, culture générale et phobies

    De notre petite fête entre amis le week-end dernier sont restés quelques-uns des incontournables petits cubes bling bling de fromage fondu et leurs indissociables pièges à culture générale...

    Ce midi, avec les enfants, nous mangeons les restes tout en nous cultivant :

    Comment appelle-t-on l’aversion pour les barbes ?

    Ah ? Parce qu’il y a aussi un nom pour ça ?

    Eh oui ! Réponse : la pogonophobie

    Cest du grec ancien, paraît-il, de pôgôn pour « barbe » et phóbos, que lon connaît, pour « peur ». Je dis « paraît-il » parce que même mon fidèle Petit Larousse na pas jugé indispensable de définir cette poilante phobie.

    Cest sûr, en matière de noms « phobiques » aussi divertissants que mystérieux, il y a de quoi encombrer les dictionnaires !

    D’ailleurs, j’avais il y a quelques mois consacré un ortho-truc à l’une de ces définitions à la fois insolites et étymologiquement très sérieuses, en l’espèce, la phobie du vendredi 13

    Mais, au fait, êtes-vous herpétophobe? hexakosioihexekontahexaphobe2 ? myrmécophobe3 ? ithyphallophobe4 ? éreutophobe? sidérodromophobe6 ? ou tout simplement pantophobe7 ?

    Et de quoi souffrent les « orthographobes » ? De la peur des règles de l’orthographe ?8 Ou de celle des erreurs dorthographe ?9

    Une chose est sûre, ma petite famille et moi-même ne souffrons pas de coulrophobie10 et nous allons bien nous amuser ce week-end à la nuit du Clown à Vauréal (95)…

    En attendant, merci les p’tits cubes ! Je me coucherai moins bête, ce soir...

     

    Une référence : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_phobies

    1Peur des reptiles ou amphibiens

    2Peur du nombre 666

    3Peur des fourmis

    4Peur de voir des pénis en érection

    5Peur de rougir en public

    6Peur de voyager en train 

    7Peur de tout !?

    8Cest la proposition non officielle du site http://orthographobie.compeur des « bonnes pratiques définies par lorthographe ».

    8Cest la définition tout autant non officielle proposée dans Le Buveur de fautes d’orthographe, série Le Buveur d’encre, Eric Sanvoisin et Olivier Latyck, aux éditions Nathan poche. Voir ce billet.

    10Peur des clowns !

     

  • Bibliothèques de rêve

    Bibliothèque publique de Stuttgart, AlBibliothèque de Stuttgart, Allemagnelemagne. Photo extraite, à la date de ce billet, du site : http://www.topito.com/top-bibliotheques-monde

    Cher lecteur,

    Hier, on m’a fait découvrir un lien que j’ai plaisir à partager avec vous ici : un lien qui renvoie au « Top 30 des bibliothèques qui donnent envie de lire ».

    http://www.topito.com/top-bibliotheques-monde

    Et en plus nous en avons deux en France ! 

    Bien sûr, tout top de la sorte est tout à fait subjectif, et peut-être garderez-vous une petite préférence pour votre chaleureuse, modeste et surtout accessible petite bibliothèque de quartier, ou pour votre toute nouvelle et magnifique médiathèque municipale.

    Mais voyez tout de même ces photos qui valent le coup d’œil, et qui donnent sinon envie de lire, du moins l’envie d’y aller faire une balade ! Lesquelles préférez-vous (impossible de n’en choisir qu’une, n’est-ce pas ?) ? Moi, j’aime tout particulièrement, bien que dans des styles totalement divergents, la bibliothèque publique de Stuttgart (Allemagne), la bibliothèque du monastère bénédictin d’Admont (Autriche) et la bibliothèque du Rijksmuseum, à Amsterdam (Pays-Bas).

    Bonne visite !