spectacle

Lecture publique, laissez-vous embarquer !

Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture. Après un week-end inaugural déjà très riche en manifestations diverses ces 12 et 13 janvier, la ville et ses habitants vont se mobiliser toute l'année pour offrir à tous leurs visiteurs une multitude d'animations culturelles.

Et parce que, question culture, nous parlons essentiellement de livres ici, laissez-moi vous parler de la manifestation littéraire majeure du programme : le roman-feuilleton intitulé « Les Mystères de la Capitale ».

Extrait de http://www.mp2013.fr/evenements/2013/01/le-roman-feuilleton-les-mystere-de-la-capitale/) :

« En ordonnant ces talents et ces regards autour de l’idée de roman-feuilleton, forme d’origine profondément populaire, l’idée est de faire émerger les Mystères de la Capitale. Douze auteurs en résidence sur le territoire, entre janvier et décembre 2013, vont ainsi écrire douze nouvelles publiées sous forme d’épisodes hebdomadaires dans le journal La Marseillaise. Ces nouvelles prennent le thème du cinéma à La Ciotat, de la BD à Aix-en-Provence mais aussi la forme d’une histoire littéraire sur l’Olympique de Marseille, et c’est un territoire trop souvent figé dans quelques clichés ou enfermé dans une image fantasmée qui est “mis en littérature” pour dessiner, au fil de l’année, un portrait kaléidoscopique. Parmi les auteurs accueillis, Maylis de Kerangal écrit à partir de l’Olympique de Marseille, Marcus Malte à partir de la Fondation Camargo à Cassis, Christian Garcin à partir de l’abbaye de Silvacane ou Ariel Kenig à partir de la préparation de l’Europride à Marseille… La présence des auteurs permet parallèlement d’aller directement à la rencontre du public en organisant, tous les mois, lectures publiques et rencontres d’auteurs dans les bibliothèques et les librairies du département, en lien avec les dispositifs de la Bibliothèque départementale ou dans le cadre des manifestations littéraires du territoire. »

J’ai expérimenté une fois la lecture publique. C’était à l’occasion du trente-cinquième anniversaire de la librairie La Réserve à Mantes-la-Ville, à l’automne dernier. Et j’ai beaucoup, beaucoup aimé ! J’ai lu des centaines d’histoires à mes enfants, les captivant, les faisant rire. Les enfants aiment écouter les livres. Mais je ne pensais pas pouvoir être embarquée moi-même par la lecture à voix haute d’un autre. Et pourtant, j’étais bel et bien suspendue aux lèvres de Marc Roger lisant La Méridienne. Bien sûr, le talent du lecteur y est pour quelque chose et, en la matière, Marc Roger est un virtuose notoire. Mais si la magie a opéré une fois, elle réopérera, c'est sûr. Expérience à renouveler pour moi, donc, et à recommander pour les autres !

Pour l’heure, et pour ceux qui ont la chance d’habiter Marseille ou ses environs, créez l’occasion et tentez l’aventure. Partez à la découverte des « Mystères de la Capitale », et pourquoi pas, revenez nous en parler sur ce site !

Et où que vous soyez, bonne année culturelle à vous !

Théâtre à domicile

Chose promise (ici), chose due, je vous parle de France Léa.

Vous ne connaissez pas ? Attendez que je vous raconte notre rencontre et peut-être vous aussi aurez envie de la connaître et de la rencontrer. 

Soirée payante chez une amie ? Quelle drôle d’idée ! C’est pour payer l’artiste ? Ah ! Ok. Alors, c’est quoi le principe ?

Le principe, c’est un apéro pour faire connaissance avec les autres invités, un salon transformé en salle de théâtre, oh ! rien de compliqué, les canapés, fauteuils, poufs et autres chaises pliantes en rangs d’oignons, tournés vers une chaise haute et confortable. Et après le spectacle, buffet froid pour le dîner en compagnie de l’artiste. Séduisant concept ; testons voir…

L’heure a sonné. On repère où l’on pose son verre pour le retrouver après le spectacle, on s’installe, on éteint son portable et on fait silence. L’artiste entre « en salon ».

France Léa, un petit bout de femme aux yeux pétillants, s’installe à son tour, sa guitare au côté, comme si de rien n’était. Et elle commence tout de suite à parler, là, sans dire bonjour, sans grandiloquence non plus, comme dans une simple conversation. L’on s’étonne, puis l’on comprend vite que, ça y est, le spectacle a commencé…

Et c’est la « France profonde » qui s’exprime : des pensées, des réflexions, des états d’âme, des émerveillements, des révoltes. La vie décortiquée, épluchée, sondée, à la méthode France Léa. Les pistes d’exploration sont aussi insolites que poétiques : la trapéziste qui se balance dans son cœur, la portée d’hirondelles sur la partition des fils électriques, le brin d’herbe qui pousse à travers le bitume, les effets secondaires de la Route de Madison... Et on est saisis, envoutés, sidérés par la poésie et la clairvoyance, les mots et l’émotion. On rit beaucoup, on acquiesce souvent, et à un moment, même, on retient ses larmes ! Saperlipopette ! Mais qu’a-t-elle dit, là, tranquille sur sa chaise haute, pour nous remuer de la sorte ?

Quand France se tait, l’espace d’un instant, personne n’ose troubler le silence. Dans ce silence, il y a l’admiration, le respect, la peur que la magie ne s’envole. Puis il faut réagir, alors on applaudit, on remercie, on dit notre admiration et notre émotion. C’était magnifique. 

Une assiette en carton à la main, entre invités, on se remémore les mots, ces mots si bien choisis, ces mots légers de poésie et lourds d’émotions. Avec France Léa, on évoque son parcours d’artiste et on en vient vite aux questions pratiques : comment renouveler l’expérience chez nous, transformer notre salon en théâtre et offrir à notre entourage un aussi joli moment ?… 

J’ai la réponse maintenant. Et parce que, quand on aime les mots, on aime aussi et surtout leurs messages, on aime les lire mais aussi les écouter, j’espère bien concrétiser ce projet bientôt et avoir éveillé votre curiosité. Si tel est le cas, allez faire un tour sur le modeste site de France : http://francelea.free.fr/ et n’hésitez pas à la contacter si vous êtes en région parisienne, elle a des soirées libres pour vous et vos amis…

 

Merci à France pour ses mots et merci à Florence pour l’invitation…

Mots impudiques à l'affiche

Connaissez-vous ces mots impudiques qui se déshabillent effrontément sur scène depuis quelques mois, interviewés par deux impertinentes journalistes ? Peut-être les avez-vous entendus se prélasser sur les ondes de France Inter, il y a quelques années... Depuis, échappés des studios, ils courent de scène en scène (parisiennes pour l'instant), les Trois Baudets, l'Européen et, depuis quelques semaines, le Studio des Champs Élysées ( Ah ! tiens, encore un studio ! Mais ça n'a rien à voir).

« Mais de quoi parles-tu ?

– Mais de monsieur Onanisme, des cousins Ennuyant et Ennuyeux, de miss Paresse et de madame Pusillanimité, bien sûr ! Entre autres invités !

– Mais encore ?

– Du spectacle de Flor Lurienne et Léonore Chaix, Déshabillez-mots, dont le succès va croissant dans la capitale, auprès du public comme des critiques (avec notamment les fameux TTT de Télérama ce mois-ci).

– Tu l'as vu, toi, ce strip-tease de mots ? Ce sont Flor et Léonore qui se déshabillent ?

– Oui, j'ai vu ce strip-tease, à l'Européen, fin décembre. Absurde et jubilatoire ! Ce n'est pas de moi, mais c'est tellement ça ! Non, non, les filles, elles, ne se déshabillent pas, elles jouent leurs personnages. Sauf que leurs personnages, ce sont les mots. Elles les interviewent et les font parler. De leur sens, de leur histoire ou de leur actualité. Bref, le mieux, c'est encore de consulter leur site (http://www.deshabillez-mots.com/), et surtout d'aller découvrir le spectacle, à la fois sensuel et drôle de ces deux comédiennes tour à tour cinglantes et langoureuses que d'aucuns qualifient d'obsédées textuelles... »